Poulenc révélé dans sa musique

Poulenc révélé dans sa musique

Il est des compositeurs laissant transparaître jusque leur personnalité dans leur musique, nous croyons que Francis Poulenc (1899-1963) est de ceux-là. N’a-t-il pas lui-même affirmé: « ma musique est mon portrait » ?

Nous citons un article de France Culture:

« Alors qu’il est encore un très jeune homme, Francis Poulenc doit faire face à la mort de ses parents, sa mère décède en 1915 puis son père deux ans après. Il lui reste une jolie fortune, l’assurance de pouvoir vivre en composant, mais il lui manque la possibilité de pouvoir se reposer un moment sur ses aînés. Cela explique peut-être chez lui cette sensibilité, cette capacité singulière à mettre en musique ce sentiment lié à la mort, une musique marquée par une mélancolie plus ou moins perceptible à la première écoute. La musicologue Cécile Auzolle dresse un portrait du compositeur : Poulenc n’est pas un chat alerte et bondissant. Il aurait plutôt du grand chien fidèle, un peu dégingandé, tour à tour prostré ou sautillant, l’humeur vagabonde et puis parfois fantasque. Presque toujours, c’est vrai, teinté d’une mélancolie, comme on voile une lumière trop crue, un visage trop ému ou un tableau trop fraîchement peint.' »

Claude Rostand pousse plus loin la dualité: « En Poulenc, il y a du moine et du voyou« 

Un peu de musique maintenant, pour étayer les propos de nos confrères et consoeurs, puis à vous la parole.

Figure humaine, IV. Toi ma patiente (1943) – Netherlands Chamber Choir, Eric Ericson
Messe en sol, Gloria (1937) – Swedish Radio Choir, Peter Dijkstra
Hyde Park (1945)- Gilles Cachemaille, Pascal Rogé
Banalités, III. Fagnes de Wallonies (1940) – Gilles Cachemaille, Pascal Rogé

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