Variations pour orchestre de Schoenberg: ce thème est charmant

Variations pour orchestre de Schoenberg: ce thème est charmant

Dans les années 1920, Arnold Schönberg (1874-1951) théorise le dodécaphonisme sériel.

Ce système consiste, entre autres, à bannir toute tonalité en traitant de manière égalitaire chacune des 12 notes de la gamme chromatique. Ainsi chez Schönberg puis chez ses élèves, la centralité propre au langage tonal disparait.

Il n’est pas rare que les auditeurs, même ceux des années 2000, soient décontenancés à l’écoute de musiques usant de dodécaphonisme- et pourtant, c’était il y a 100 ans déjà. En cause, le manque de repère hiérarchique mélodique, voulu par Schönberg.

Et parfois, même, les musiciens professionnels s’y perdent ! Comme ce matin de février 2009 à la salle Pleyel, où le chef Pierre Boulez dirige une répétition des Variations pour orchestre de Schönberg, justement. Il trouve quelque reproche à adresser aux violoncellistes:

« Je sais bien que c’est dodécaphonique, mais tout de même, ce thème est charmant.. »

Son sourire simple tire presque à la grimace.

« Alors jouez charmant SVP. »

Chers lecteurs, à vous d’écouter ce thème ! et après avoir considéré son contour mélodique, son phrasé, sa texture orchestrale, son dessin rythmique, que vous en semble ? L’est-il, charmant ?

Arnold Schönberg – Variations pour orchestre op.31 – II.Thema (1928)- Pierre Boulez, BBC Symphony Orchestra

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *